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ISSN: 1362-024X (print) • ISSN: 1752-2307 (online) • 1 issues per year
Thanks to an original archive, this article aims to characterize Durkheim's interventions at the Council of Professors in Bordeaux from 1887 to 1902. Frequency, tonality and above all the subjects of interest of his interventions are studied. We are able to see that he paid great attention to the students and their education (i.e. their courses, fees, grants, the problem of the predominance of Latin, proposals for reform of the competitive
Cet article vise à caractériser les interventions de Durkheim aux assemblées des professeurs de la Faculté de Lettres de l'université de Bordeaux entre 1887 et 1902 en se référent à une archive inédite. Sont présentées les fréquences, la tonalité et surtout ses domaines d'interventions. On voit qu'il s'intéresse d'abord aux étudiants et à leurs études (ouverture ou fermeture des cours, attribution des bourses, droits d'inscription, problème de la prédominance du latin, réforme de l'agrégation de philosophie), mais aussi aux questions administratives (attribution des chaires, fonctionnement du conseil de l'université), et aux questions liées à la recherche (abonnements en revues à la Bibliothèque universitaire, vie de la revue antiquisante des
Ce texte daté du 2 décembre 1899 est la première leçon de la quatrième année du cours de Durkheim sur la
This is the first English translation of Durkheim's lecture for the first class of the fourth and final year of his course ‘On the General Physics of Law and Morality’. The content from the previous year's course is contained in
La publication de la leçon inédite du cours de physiques des mœurs et du droit de 1899 sur les sanctions pénales permet de mieux comprendre la typologie des sanctions et responsabilités que Durkheim planifiait de déployer dans le cadre de cette dernière partie de l'éthique objective consacrée à la théorie spéciale des sanctions. Nous nous attardons plus particulièrement, dans cet article, sur la réfutation de la définition de la peine par la douleur et sur les arguments que Durkheim amène pour corriger la définition de la peine qui figure dans la
This article provides a critical introduction to the first English translation of Durkheim's Saturday, 2 December 1899, lecture that he entitled ‘Course Outline: On Penal Sanctions’. It was written for the first class of the final year of his course ‘General Physics of Law and Morality’. We provide some context to the lecture, a description of the four-year long course at Bordeaux of which it was a part, offer notes on our translation, and discuss the salience of its content. Of particular note is Durkheim's sociological reasoning, and the critical impact of antisubjectivism on the development of his special theory of sanctions and conception of morality as part of social reality.
The newly found exchange of letters between Marcel Mauss and Victor Branford dated 1926 testifies to the active exchanges between both their traditions. Durkheimian sociology owed a great deal to the Branford-Geddes network of colleagues across the Channel, not less than a funding of the republication of their iconic journal, the
Un nouvel échange de lettres entre Marcel Mauss et le sociologue britannique Victor Branford daté de 1926 a été retrouvé. Il dépeint les relations actives qui existèrent entre deux traditions qu'on a souvent l'habitude d'opposer. Or, il faut noter que c'est grâce au financement par le réseau de Branford et Geddes que Mauss parvint à reprendre la publication de l'
Despite the ostracism he maintained towards them, Le Play's social science continuers did not ignore Durkheim's work and commented on it – even if laconically – in their journals. The LePlayists loyal to the master's orthodoxy raised the same grievances against Durkheim throughout his academic life. They refused to accept his conception of the social fact as superior and prior to the individual, imposing itself on him with a coercive force. Their criticisms, however, were less virulent after Durkheim's death, as sociology proved a sustainable science whose project had become irrefutable. With the dissident LePlayists, the view is different. Emerging later, it dealt with the object of sociology and the method advocated by the author of the
En dépit de l'ostracisme de Durkheim à leur égard, les représentants de la science sociale issue de Le Play n'ont pas ignoré son œuvre et l'ont commentée – même si laconiquement – dans leurs périodiques, d'une part,
Les leplaysiens restés dans l'orthodoxie du maître nourrissent – de la
Du côté des partisans de la science sociale renouvelée par Henri de Tourville, l'appréciation de Durkheim est différente. Plus tardive, elle porte sur l'objet de la sociologie et sur la méthode prônée par l'auteur des
‘La doctrine d'Émile Durkheim’, sheds light on the intellectual connection between Durkheim and Halbwachs. Halbwachs agrees with Durkheim that knowledge consists of a set of classifications whose origin is social, and that evolution moves from totemic classifications to spatial classifications and contemporary conceptual thinking, but without much knowledge of the passage from the second to the third stage of this evolution. Halbwachs sketches, as a complement, an element of response to fill this void, and in doing so, announces his future work. To the categories of thought studied by Durkheim, he adds those of change and of the individual, which he will use in his later works to explain the movement of civilization. In doing so, he proves his involvement in developing the durkheimian program onsociology of knowledge.
This article discusses the relationships between sociology and psychology through the dialogue between Georges Dumas and Marcel Mauss about the expression of emotions during the 1920s. Firstly, the aim is to show the affinities of their engagements concerning the disputes between human sciences and philosophy. Secondly, from an analysis of their trajectories, the aim is to show that the positions taken in the debates are associated with the positions psychologists and sociologists took inside the academic field from 1900 to 1930. Finally, the article aims to show that the dialogue between Mauss and Dumas reveals a process of sociologization of psychology rather than a psychologization of sociology, which has produced criticism from psychologists aiming to regain their lost position and from sociologists from the new generation aiming to overcome Durkheimian sociology.
Il s'agit de discuter les rapports entre la sociologie et la psychologie à travers le dialogue entre Georges Dumas et Marcel Mauss au long des années 1920 sur l'expression des émotions et des sentiments. Le but est d'abord de montrer les affinités entre leurs engagements concernant les combats des sciences de l'homme contre la philosophie. Ensuite, à partir d'une analyse de leurs trajectoires, d'argumenter que leurs prises de position dans ce débat sont associées aux positions que les psychologues et les sociologues ont occupées dans le champ académique entre les années 1900 et 1930. Finalement, il s'agira de montrer que le dialogue entre Mauss et Dumas révèle la sociologisation de la psychologie plutôt que la psychologisation de la sociologie, et que les critiques faites à ce dialogue par les psychologues visent à regagner de l'espace perdu, alors que celles des sociologues de la nouvelle génération visent plutôt à dépasser la sociologie durkheimienne qui inspire ce dialogue.
It is well known that Durkheim was a major source of influence in most of Boudon's writings. But his vision of Durkheim has evolved a lot over the years. In the 1960s until the 1990s, he presented Durkheim as a positivist, fairly close to Auguste Comte, and he considered
Boudon a développé une admiration durable pour Durkheim dont il ne s'est jamais départi. Durkheim n'a jamais cessé en effet d'être pour lui un inspirateur, mais la lecture qu'il en fait a néanmoins évolué au fil du temps. Des années 1960 aux années 1990 il le présente comme un auteur positiviste dont il admire la réflexion sur la scientificité de la sociologie. Après 1990 il le présente comme un précurseur malgré lui de l'individualisme méthodologique, et traduit sa sociologie dans le langage de la théorie de l'action.
This literature review presents seven major works on Durkheim written by leading Chinese researchers and published during the last 10 years. Some of them try to analyse Durkheim's views in order to understand contemporary Chinese society, by questioning what Durkheim teaches us about moral education, or by examining his conception of the nation. Others are more in the nature of scholarly commentary on his theory, whether by examining notions of anomie, the division of labour, suicide or a moral science.
Cette revue de littérature présente sept principales publications (écrites par des chercheurs parmi les plus reconnus) consacrées à l'œuvre de Durkheim en Chine et parues durant les dix dernières années. Certaines d'entre elles s'essayent à analyser l'actualité de Durkheim pour comprendre la société chinoise contemporaine, en interrogeant ce que Durkheim nous apprend à propos de l'éducation morale, ou encore en examinant sa conception de la nation. D'autres relèvent plus du commentaire érudit de sa théorie, que ce soit en se penchant sur la notion d'anomie, de division du travail, sur le suicide ou encore la science morale.